Nice : sur les traces de Gaston Leroux…

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Figure majeure du roman policier avec son très célèbre « Mystère de la Chambre jaune » (1907), Gaston LEROUX est né en 1868 à Paris.

Après une très courte carrière d’avocat parisien, il devient chroniqueur judiciaire pour « Le Matin » (il couvre en particulier le procès des attentats anarchistes en 1894, et la révision du procès Dreyfus à Rennes, en 1899), puis, grand reporter, il voyage en Espagne, au Maroc, et surtout en Russie, en pleine agitation révolutionnaire, entre 1897 et 1906…

Il abandonne ensuite le reportage pour la littérature, et Paris pour Menton (en 1908), puis Nice (1909), où il écrira, entre autres, et dans des genres très différents, Le Fantôme de l’Opéra (1910), Chéri-Bibi (1913), la suite des aventures de Rouletabille ou La Poupée sanglante (1924).

Touche-à-tout de génie, il fonde en 1919 avec René NAVARRE et Arthur BERNEDE, la Société des Cinéromans, dont les bureaux sont installés au 23, Rue de la Buffa à Nice et les studios au quartier la Lanterne. Destinée à la production de films à épisodes que Gaston LEROUX et Arthur BERNEDE scénarisent et que René NAVARRE met en images, la société connaîtra un très beau succès.

Gaston LEROUX meurt le 15 avril 1927, à 59 ans, dans l’appartement du palais de l’Etoile du Nord, au 53 Bd. Gambetta, où il était installé avec sa famille depuis 1919. Sur la façade de l’immeuble, une plaque commémorative posée en 1978 célèbre la mémoire du grand homme :

« Dans cet immeuble a vécu et a fini ses jours Gaston Leroux, Journaliste et romancier, 1868-1927 »

Plaque commémorative sur la façade du palais Étoile du Nord, 53 boulevard Gambetta, à Nice ©SKTV

Rien à visiter, malheureusement, à cette adresse, qui n’a pas été transformée en maison d’écrivain… Et pourtant ! Le catalogue de l’expo consacrée fin 2008 à Gaston Leroux à la Bibliothèque François Mitterrand prouve, s’il en était besoin, qu’il y avait largement matière !…

La dernière étape de notre escapade à Nice sur les traces de Gaston LEROUX réserve pourtant une très belle surprise, avec la visite du cimetière du Château, où l’écrivain est enterré, juste à gauche de l’entrée, sous une arche de lierre, et est représenté lisant à un jeune enfant.

Construit au-dessus du Vieux-Nice sur les ruines de l’antique place-forte – et aussi accessible en ascenseur depuis le Quai des Etats-Unis ! –, il s’agit en effet d’un cimetière monumental, dont les nombreux monuments funéraires, de styles variés, sont encore mis en valeur par sa disposition originale en terrasses et ses haies de cyprès se détachant sur le ciel bleu

Le cimetière chrétien y côtoie le cimetière juif, auparavant situé hors les murs, et déplacé lors de la création du lieu en 1783.

En quittant le cimetière à pied, la descente à flanc de colline par l’escalier de la tour Bellanda offre une vue spectaculaire sur la Baie des Anges, la Promenade des Anglais, la Ville de Nice et les montagnes au-delà…

A ne rater sous aucun prétexte !

En Savoir plus/Sources :

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